27 avr. 2010

Veillée à la cité scolaire avec la compagnie HVDZ

« On se dit, à quelques heures de notre départ, qu’on ne s’habituera jamais à tout ça, aux veillées, aux instantanés. Au fait d’être là complètement, tout le temps, à 100%, et puis de partir ailleurs. On est émus par la rencontre, à chaque fois, étonné que ce soit passé si vite, et en même temps ébahi à l’idée de n’être là que depuis une semaine. Comme si on était là depuis un mois. Comme si on avait encore vécu en accéléré. On est rompu de fatigue et surpris de tout qui s’est passé, de tout ce qui se passe. A chaque fois touchés, en toute sincérité.»
La compagnie HVDZ
Le projet de ‘Veillée’ à la cité scolaire
« Notre façon de travailler en intervention auprès des lycéens, notre séjour d'une semaine sur les lieux, la proximité avec le public, les montages d'interviews, ce qu'on veut c'est que les gens se questionnent après notre passage. On recherche un sens à ce que l'on fait, que les gens se questionnent sur ce qu'on fait. Je souhaite qu'il se passe quelque chose après notre venue, des envies, que les gens s'intéressent d'avantage à la culture, à une autre culture, qu'ils aient envie d'aller plus au FANAL par exemple. Et surtout qu'ils se posent des questions.»
« Les Veillées, c'est par tous les moyens cirque, danse, théâtre, vidéo, aller à la rencontre des gens pour collecter des témoignages et inventer ensemble des formes d'art où les gens se sentent concernés par ce qui s'y dit et ce qui s'y fait »
Guy Alloucherie.
La compagnie Hvdz a déjà organisé des veillées dans des quartiers, comme à Méan-Penhöet l’année dernière. Durant deux semaines, les artistes de la compagnie HVDZ ont parcouru la ville, un quartier, proposé des actions artistiques, filmé et parlé avec les gens. A l'issue de cette résidence, la compagnie a donné rendez-vous aux habitants pour une soirée, un film, un spectacle dont la ville et sa population sont le personnage principal. Le principe est d’aller à la rencontre des gens par tous les moyens, cirque, danse, théâtre, vidéo. Les veillées prenaient la forme d’Instantanés lorsqu’elles se déroulaient dans des établissements scolaires et ne duraient alors que trois jours.
A l’initiative du fanal, le projet à la cité scolaire a pris une forme différente ; se déroulant sur une semaine, ce projet a donné lieu à une forme artistique inédite, à la croisée des Veillées et Instantanés réalisées jusqu’à maintenant.
La Cité scolaire de Saint-Nazaire fête ses cinquante ans !
Cette cité scolaire, utopie de l’après-guerre dans son désir de rassembler enseignements techniques, généraux et prônant la mixité des genres et milieux sociaux, est aujourd'hui l'une des cinq plus grandes de France, réunissant pas moins de 3350 élèves sur un même site de 18 hectares.
A l’occasion de ses 5O ans d’existence, le fanal eu envie de proposer à Guy Alloucherie et à toute l'équipe de la compagnie HVDZ de revenir à Saint-Nazaire, après la Veillée de Méan-Penhoët, pour aller avec toute la poésie, la bienveillance et l'engagement qu'on leur connaît, à la rencontre des élèves de la Cité scolaire et donner la parole aux jeunes issus de tous les quartiers de la ville et bien au-delà, pour qu'ils nous parlent d'aujourd'hui. Et leur demander : ce serait quoi pour vous la belle utopie pour la Cité scolaire dans les cinquante prochaines années ?
Déroulement de la veillée
Durant la dernière semaine de mars, du 22 au 30 mars, la compagnie Hendrick van der Zee (HVDZ) était donc en résidence de création à la cité scolaire, allant à la rencontre de sa population, pour dévoiler, par leur regard d’artiste, la diversité et la richesse qui s’y cachent.
Pendant une semaine, ils ont parcouru les salles de classe et les couloirs, s’arrêtant un moment pour une prise à la caméra, pour un prénom, un portrait, une parole, capturés sur l’instant, comme une photographie vivante de la cité scolaire. Construit sur cet échange avec les élèves, leur spectacle a pris la forme de « l’Instantané », petite forme artistique inédite de 35 minutes présentée les journées du 29 et 30 mars aux élèves puis s’est ouverte au tout public sous la forme de la « Veillée » le soir du 29 mars, complétée des témoignages d’anciens élèves de la cité. Ayant traversé les cinquante ans d’histoire de la cité, ils nous ont fait entendre leurs souvenirs et leur vécu, en écho à la vision des lycéens d’aujourd’hui.
La veillée et l'Instantané sont produits par le fanal scène nationale, le L.P Brossaud Blancho, le L.E.G.T Aristide Briand, la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles), avec le soutien du Rectorat et la Direction de l'Education Région des Pays de la Loire.
Mme Cécile DURET-MASUREL , conseillère de la DRAC (Direction régionale des Affaires Culturelles) en éducation artistique et culturelle est venue passer une journée aux côtés de la compagnie.
La classe de 1BPB, en 1ère année de baccalauréat professionnel comptabilité, s’est investie toute la semaine, chargée de toute la communication autour de la veillée sur la cité scolaire (blog, tracts, affiches, interview), ils ont aussi suivi les ateliers et participé aux spectacles.
La radio La Tribu, écoutée principalement par les collégiens et lycéens de Saint Nazaire, était présente durant toute la veillée pour donner un compte rendu quotidien de son déroulement.
Des retours positifs…
« On a reçu des commentaires, des retours sur le spectacle qui font chaud au cœur. On a été touché de voir à quel point ça a touché les profs, et les élèves. Et puis aussi de voir que ça a fait rire, que la cité scolaire se reconnaît dans ce portrait. Deux classes, déjà, nous ont fait parvenir leurs avis, leurs critiques. On aime les lire à haute voix, quand on est tous ensemble. On a bien ri, encore, avec la classe des gallinacés. Et puis la liste de courses. Merci. »
La compagnie HVDZ
Le travail de l’équipe d’HVDZ nous a ému, nous l’équipe du fanal qui les suivions tout au long de la semaine, tout autant que les élèves qui en redemandent et les enseignants aussi.
Des lycéens soulignent, après un « Instantané », qu’ils ont aimé avoir une autre vision de leur lycée, et une autre manière de s’exprimer.
Ils étaient souvent intimidés devant la caméra et pas toujours inspirés pour répondre aux fameuses questions d’HVDZ, mais certains nous ont fait bien rire tout de même (des poules et des dindons ont fait leur apparition dans les réponses…).
Ils étaient tous beaux à l’écran ces élèves, dit Angèle. Même immobile, un corps en dit beaucoup et un portrait tout autant dit Laura. Ils étaient fatigués, mais la bonne humeur était toujours là, même les deux derniers jours où les représentations s’enchainaient, jusqu’à cinq par jours !
Les acteurs de la Veillée (Photos extraites du blog de la classe IBPB et de celui d’HVDZ)
Qui est donc HVDZ ?
Dirigée par Guy Alloucherie depuis 1997 et implantée à la Fabrique théâtrale, friche industrielle reconvertie à Loos-en-Gohelle, dans le Nord Pas De Calais, la compagnie HVDZ a entrepris un réel travail d’action culturelle et artistique sur le territoire axant la majeure partie de ses recherches sur la question de la mémoire et de la transmission (travail avec d’anciens mineurs mettant en avant la richesse de la culture ouvrière).
Alliant dans un travail artistique pluridisciplinaire, la danse ou le théâtre à la vidéo et à l’image, Guy Alloucherie a choisi, au sein d'HVDZ, de travailler avec un collectif de collaborateurs qui l'accompagne sur les créations et chantiers de recherche. Durant la Veillée, c’est Guy qui écrit la conduite (c'est-à-dire le déroulé) de ‘l’Instantané’ et de la ‘Veillée.
« Je préfère le spectacle de rue, je préfère comme on l'appelle le spectacle d'art relationnel, comme avec vous à la cité scolaire. »
« Je suis intervenu récemment au BRÉSIL, j'ai aimé le contact avec les gens, apprendre la langue et agir dans les grandes villes du BRÉSIL, Rio et São-Paulo, dans les favelas à la rencontre des habitants de ces quartiers. Et aussi au CANADA dans un projet similaire. »
Martine Cendre, comédienne, dramaturge et conceptrice sonore a été de presque toutes les aventures depuis les années 1990. Elle a réalisé les interviews des anciens élèves, ainsi que tout le montage vidéo pour le spectacle.
Jérémie Bernaert, derrière la caméra et l’appareil photo, travaille depuis 7 ans avec la compagnie Hvdz. «Professionnellement, travailler dans un lycée me permet d’approcher une génération qu’on a du mal à toucher »
Hervé Sika, danseur, a rencontré la compagnie Hvdz lors d’une veillée à Tremblay dans le 93 ; remarqué par Guy Alloucherie, cela fait maintenant 3 ans qu’ils travaillent ensemble.
Il est aussi chorégraphe depuis 6 ans et a fondé sa compagnie avec 4 danseurs "Mood-RV6K", avec lesquels il se produit partout dans le monde notamment en Afrique, à Strasbourg, Londres, en Belgique et en Floride. Ses spectacles sont fondés sur le fait de franchir les frontières qu'on ne peut pas franchir habituellement et cela, à travers la danse.
Didier Cousin, comédien depuis 1987, a travaillé avec de nombreuses compagnies, et participé depuis de nombreuses années aux créations de Guy Alloucherie et à l’élaboration des veillées. Il travaille aussi régulièrement comme assistant à la mis en scène. Lors de la veillée, il donnait la réplique pour « En attendant Godo » et nous faisait bien rire avec ses blagues. Il a également réalisé les interviews des anciens élèves avec Martine.
Maggy s’occupe de la partie administration, dans le suivi des tournées de la compagnie Hvdz. Elle les a rencontrés lorsqu’elle travaillait à Culture Commune, Scène Nationale importante de Loos Anguel, dans le Nord-pas de Calais. Pendant la résidence, elle a réalisé l’atelier citation.
Flora a écrit le blog durant toute la veillée et a réalisé également de nombreux ateliers. Elle travaille pour la compagnie depuis 2005 et continue son activité de costumière en cirque en parallèle.
Le fanal avait proposé à La radio La tribu de s’installer dans le coeur de la Cité scolaire, où elle a réalisé des reportages et des plateaux directs durant toue la résidence d’HVDZ. La radio est animée par Adeline Champ, journaliste professionnelle. Elle est entourée d’une animatrice, Elise, et de lycées ou collégiens volontaires pour co-animer des émissions. C’était un beau porte-voix sur l’extérieur !
L’équipe du Service des Publics du fanal était présente tous les jours de la veillée pour accompagner la compagnie sur le terrain et veiller au bon déroulement du projet.

La Veillée à la cité scolaire (suite...)

Extrait d’une interview de Flora, réalisée par les élèves de 1ère BPB pour leur blog :

Comment avez-vous su pour les 50 ans de la cité scolaire ?

« Il y a 2 ans de ça HVDZ a travaillé avec le Fanal à Méan, Saint-Nazaire avait déjà plu aux artistes. Quand le Fanal a proposé à la compagnie de venir ce fut avec un grand plaisir qu’ils sont venus. "

En quoi cela vous apporte-t-il professionnellement de travailler dans un lycée ?
« Professionnellement c’est toujours un plus mais humainement ce métier nous permet de faire plein de rencontres inattendues. »

Et après pour Hvdz ?

La compagnie est actuellement sur un gros projet de création de spectacle ‘Les atomics’, faisant état d’une réflexion sur leur travail d’artiste au cours de toutes les veillées effectuées : ils en ont déjà accompli plus de 30 et bien d’autres à venir...
HVDZ interviendra également dans une école primaire de la région Parisienne, à Billancourt, pour faire des labos (qui sont des chantiers d'interaction avec les élèves). Ils auront ensuite un projet avec l’université de Nantes à la rentrée..

La classe 1 BPB a assuré tout au long de la veillée, avec ses tracts, distribués lors des récrés, son blog qu’ils ont mis à jour régulièrement au gré des interview et des expériences vé cues avec les artistes. Elles se sont retrouvées sur scène, situation imprévue, qu’elles ont très bien gérées : Héloïse, Fiona, Doriane, Lucie, Adjirina, Laurine, Charline, Léa et Kelly étaient les lectrices pendant les spectacles et les répétitions ; elles ont lu chacune très clairement, des passages du blog d’hvdz, relatant des moments vécus lors de cette veillée. On remercie aussi ceux qui ont été présents et ont œuvré toute la semaine : Maureen, Mickaël, Anaïs, Melissa, Myriam, Nathalie, Julie, Marc, Marlène, Marie, Nicolas, ainsi que les professeurs qui les ont suivi et encadré ; merci à Charles, Pascal et Vanessa, profs de français, communication et d’eps.

Le fanal avait proposé à la radio La Tribu de s'installer dans le coeur de la Cité scolaire, où elle a réalisé des reportages et des plateaux directs durant toute la résidence d'HVDZ. La radio est animée par Adeline Champ, journaliste professionnelle. Elle est entourée d'une animatrice, Elise, et de lycéens ou collégiens volontaires pour co-animer des émissions. C'était un beau porte-voix sur l'extérieur !

L'équipe du Service des Publics du fanal était présente tous les jours de la Veillée pour accopagner la compagnie sur le terrain et veiller au bon déroulement du projet.

Et la Guest star !

Garry est élève en première STG au lycée Ariside-Briand et a fait une intervention inattendue le premier jour de la veillée, en allant rejoindre spontanément Hervé qui dansait dans la cour à la récré de 15h30 pour improviser une danse hip hop à ses côtés. Ils nous ont tous les deux offert un très beau moment de danse et d’échange, sous les regards de nombreux lycéens. Et du coup, L’équipe l’a invité à danser avec Hervé pendant les instantanées et danser avec lui pour les soirs de la veillée !




Extraits du blog de la classe 1BPB:

« La prestation de l’artiste était très bien. C’était trop marrant de le voir danser sans musique. Les artistes sont très gentils. J’ai déjà vu une prestation semblable par des amis qui font de la danse Hip Hop. Je crois qu’on se rappellera de cet événement mais peut-être pas longtemps. Ça serait bien de revoir une prestation de la même sorte. Je l’ai vu en passant devant la cafèt'. Ce qui m’a marqué le plus sur la prestation de l’artiste c’est sa souplesse.»

Sébastien, élève à la cité scolaire

Pourquoi Hervé danse-t-il sans musique ?

Hervé danse sans musique car il aime danser n'importe où, il ne veut pas d'endroit fixe, il ne veut pas s'embêter avec les câbles électriques "c'est une perte de temps", il peut se retrouver dans un endroit puis un autre en 5 minutes, il aime le sentiment de liberté, de plus il ne veut pas imposer son style de musique et pour lui la musique perturbe le message qu'il transmet. La seule musique qu'il écoute c'est celle qu'il a dans la tête.

Quelques exemples d'ateliers réalisés avec les élèves...

Les pas de couloir de Jérémie Jérémie filmait les élèves en train de marcher dans les couloirs (le ralenti à l'écran était magnifique) puis immobiles, face à lui, pour projeter ensuite l'image filmée sur un écran, situé exactement au même endroit où se trouvait la personnes dans le couloir.

Protocole photo
Les élèves d’une même classe devaient inventer un protocole photo. Ici ils avaient choisi de s’adosser au mur de sorte qu’ils soient tous à la même hauteur que marine, la plus petite de la classe.

La ligne de Marine 

Les citations
Maggy demandait aux élèves de choisir une citation qui leur correspondait, où ils se retrouvaient, puis de poser avec, face à la caméra. 

Les questions posées aux classes rencontrées

1- Qu’est-ce que c’est, pour vous, l’art engagé ?
L’art engagé c’est celui qui sait dire MERDE

2- Si vous deviez changer quelque chose dans la cité scolaire, qu’est-ce que vous changeriez ?
Une cantine bio et végétarienne
Rien, c’est bien comme ça : trop de changement TUE le changement
J’aimerais que les professeurs soient des mouettes rieuses.

3- Si vous deviez changer quelque chose dans le monde, qu’est-ce que vous changeriez ?
La pauvreté et la mode
Il y a trop de choses à changer, une réponse ne suffit pas
Le cochon
Le monde ne peut pas vraiment changer, seuls les humains le peuvent.

4- Comment imaginez-vous la cité scolaire dans 50 ans ?
En ruine
Exactement comme aujourd’hui
Futuriste, avec des escalators
Remplie de professeurs sous-diplômés, sous le commandement du système éducatif, appliquant comme des moutons des cours inintéressants à des élèves pigeonnés.
Inexistante : on ne construit pas un lycée sur un marais !
Une maison de retraite

Maggy, Martine, Flora ou Didier arrivaient dans les classes avec leur caméra et leurs questions ; des réponses réalistes à d’autres plus farfelues, les élèves devaient répondre par écrit, puis lire devant la caméra la réponse d’un autre, redistribuée au hasard.

En attendant Godot

L’atelier ‘En attendant Godot’ consistait à demander aux élèves de donner la réplique à Didier, qui avait choisi un extrait de la pièce du même nom. Un exercice pas facile qui en a intimidé plus d’un, tout en donnant d’étonnants résultats.

Au montage, les répliques données par différent s élèves se succédaient face à Didier, imperturbable dans son rôle, comme tant d’interprétations différentes, reflets des personnalités de chacun.




Hervé et le groupe du club de danse hip hop

Hervé est intervenu un après-midi, pendant deux heures, dans le cours de Vanessa, professeur de sport au lycée. Il les a fait travailler sur la base de mouvements hip hop, le transfert du poids du corps, la mémorisation, l’écoute de l’autre, la concentration et le dialogue corporel qui en découle.


« On se dit, à quelques heures de notre départ, qu’on ne s’habituera jamais à tout ça, aux veillées, aux instantanés. Au fait d’être là complètement, tout le temps, à 100%, et puis de partir ailleurs. On est émus par la rencontre, à chaque fois, étonné que ce soit passé si vite, et en même temps ébahi à l’idée de n’être là que depuis une semaine. Comme si on était là depuis un mois. Comme si on avait encore vécu en accéléré. On est rompu de fatigue et surpris de tout ce qui s’est passé, de tout ce qui se passe. A chaque fois touchés, en toute sincérité.»
La compagnie HVDZ

Chaque atelier a donnée naissance à une série de portraits et de photos, qui une fois montés, à travers le jeu d’accumulation, rendaient compte de la diversité de tous ces jeunes, constituant en même temps un portrait pris sur le vif de la cité scolaire.Merci à tous pour cette belle aventure humaine à la cité scolaire.

La plupart des photos sont extraites du blog de la classe 1er BPB et de celui la compagnie HVDZ.

Pour en savoir plus et voir plus d’images les liens vers les blogs de la comapgnie HVDZ et de la classe 1 BPB sont accessibles dans la rubrique "Liens" ci-contre.


Laura Feuillet

26 avr. 2010

La semaine sans TV !

A l’occasion de la semaine sans télé(s), du 27 mars au 8 avril dernier, le fanal a souhaité s’associer à son organisation en proposant des spectacles déambulatoires dans les rues de Saint-Nazaire. La semaine sans télé(s), coordonnée par les Pieds dans le Paf, propose de se distraire loin du petit écran pendant une semaine, et de réfléchir sur notre consommation individuelle, par l’organisation de manifestations culturelles, concerts, débats, rencontres, projections de films et soirées lectures sur Nantes et Saint-Nazaire, pour proposer un autre mode d'évasion et de réflexion.
Le batteur Denis Charolles, artiste familier du fanal et le contrebassiste-chanteur Fantazio, spécialistes du nomadisme urbain et des accidents sonores, ont parcouru les rues de la ville le vendredi 26 et samedi 27 mars. Ils se sont arrêtés un moment sur la place du marché, durant les heures d’affluence, ou encore au Paquebot, Ruban Bleu et dans quelques cafés. Leur musique déjantée et enjouée a su captiver les passants, s’arrêtant un moment pour les regarder, le sourire aux lèvres.
« Deux personnages pas ordinaires qui font musique de tout, instruments cabossés, ferrailles de toute nature, intervenant dans la rue et parmi le public. C’est sur le marché qu’ils ont ouvert une semaine sans télé à la programmation riche et variée avec une intervention qui tient autant du happening musical que du numéro de clown ».
Presse Océan – lundi 29 mars 2010

Après Little Big Mao en novembre dernier et Les Etrangers familiers en février, le musicien, chanteur et compositeur Denis Charolles est revenu sur la scène du fanal pour un solo le mardi 30 et mercredi 31 mars. Sa musique, proche du jazz, s’est teintée de sons mystérieux, incongrus, émanant de drôles d’instruments (arrosoirs, clairons, batterie, graviers, tuyaux) pour nous offrir une musique sans frontières, prestation débridée et originale, où le spectateur s’est diverti pendant plus d’une heure et a beaucoup ri.

Une déambulation télévisuelle a aussi été proposée par le fanal avec le spectacle de rue TV(i) Monde de la Compagnie Les Décatalogués dans le centre ville, le samedi 27 mars après-midi. Un voyage entre absurde, poésie et faux semblant, mettant en scène trois livreurs en bleu de travail, portant chacun un gros téléviseur, qui s’ouvrait alors pour laisser apparaitre un présentateur habillé en costume du 20h.
Laura Feuillet


25 avr. 2010

Stage parents/ enfants

Suite aux représentations du spectacle jeune public Miniature (chorégraphié par Stéphanie Aubin) qui avait eu lieu début février, la danseuse Miléna Gilabert revient avec le stage parent enfant, pour donner aux 9 couples présents le dimanche 21 mars, un moment de complicité à travers la danse.
La danse ne repose pas uniquement sur un enchainement de mouvements, mais aussi et surtout sur une prise de conscience de l’autre et sur une communication non verbale avec lui.

Ici, les rôles avaient le droit de s’inverser ; l’enfant se retrouve alors dans une position de meneur, entrainant le parent où bon lui semble, liés par un simple regard, un petit miroir ou un bout de tissus. Prendre conscience de l’autre, c’est prendre conscienc
e de son corps, de sa grandeur et de son poids par le contact physique comme porter le corps de l’autre sur soi, soulever un membre, tâter, dérouler. Ces échanges apprennent à chacun à se laisser faire et à se concentrer sur chaque mouvement, à prendre le temps tout simplement.

Le contact se fait alors plus distant, pour ne sentir plus qu’un appui sur la tête, guidant l’autre à travers la pièce, puis le contact physique disparaît pour laisser place au regard. Il s’agit alors de suivre la même orientation du corps, à distance, de ne jamais se perdre de vue dans le miroir que l’enfant nous tend t
out en se déplaçant. Ces neufs mamans et leurs filles ont su tisser ce lien entre elles et le maintenir pendant deux heures, à travers le jeu de la danse. Merci à Miléna et à toutes les danseuses pour ce fort moment d’émotion où l’on retient son souffle pour ne pas rompre les liens



Laura Feuillet

Conférence de Dominique Loiseau : l'héroïne n'est pas un héros comme un autre

Le mercredi 17 mars, 30 personnes sont venues assister à la conférence de la sociologue Dominique Loiseau, nous traçant le portrait de femmes comme Jeanne Hachette ou Jeanne d’Arc, avec la participation intéressée du public, dont plusieurs membres de l’association Nazairienne ‘Femmes solidaires’.
La conférence était suivie d’un repas indien au Bar du Centre, où le public a pu échanger ses impressions et se retrouver autour d’une table pour un moment convivial. Nous avions alors proposé, pour terminer cette soirée issue de notre temps fort ‘femmes en scènes’, de se rendre ensuite au théâtre Jean Bart, pour le spectacle Sacrifices, solo captivant et émouvant de la comédienne Nouara Naghouche. Ponctué d’anecdotes basées sur son propre vécu, elle y décrivait de son ton si réaliste, bien que teinté d’humour, la condition de certaines femmes aujourd’hui.
Le lendemain soir, une rencontre avait été organisée avec Nouara Naghouche à l'issu de la représentation donnant naissance à des débats très intéressants, en présence aussi de nombreuses personnes des maisons de quartier, partenaires du fanal, dans le cadre de la semaine des femmes.
Laura Feuillet

Atelier cinéma d'animation

Le samedi 20 février dès 11h du matin, le fanal était plongé dans le monde de l’enfance, avec la projection de Loulou et autres loups (5 histoires de Jean-Luc Fromental et Grégoire Solotareff), suivie du brunch organisé pour les petits de 2/3 ans, où le gâteau aux carottes a eu un gros succès (surtout auprès des mamans), et où les enfants ont pu revêtir les masques représentant les différents personnages du film. Les masques et la forêt en aluminium avaient été conçus par la plasticienne Cathy Lemaire.


Des petits lapins et petits loups déambulaient dans le hall du fanal, à la recherche d'une part de cake au carottes, d'un verre de jus de fruit ou d'un bonbon à croquer...

La journée s’est continuée avec la projection de Pierre et le loup de Suzie Templeton, pour les plus grands, dès l’âge de 6/7 ans, qui ont pu, après un goûter, suivre l’atelier cinéma d’animation dirigé par Pauline Rébufat. Un CD avec les photos prises lors de l’atelier ainsi qu’une copie du petit film qu’ils ont réalisé a été envoyé à tous les enfants.


Pauline Rébufat, professionnelle animant l'atelier cinéma d'animation, en pleine explication de la technique utilisée en cinéma d'animation qui consiste à enregistrer image par image chaque décomposition d'un mouvement pour obtenir une restitution fluide à l'écran

Les structures métalliques modulables prennent forme sous les bandes de tissus, donnant naissance à toutes sortes d'animaux originaux qui s'animent alors sous l'oeil attentif de la caméra, attentive à chaque mouvement que les enfants leur dictent.

24 avr. 2010

Stage chanson avec Laurent Viel



Durant ces deux week-ends, Laurent Viel, chanteur et compositeur, est venu au fanal accompagné du guitariste Bruno Besse, pour animer un stage chanson, où douze personnes, ayant déjà pratiqué le chant ou non, ont pu venir s’exprimer. De Brassens à Goldman en passant par Dalida ou encore Renaud, ils ont tous travaillé dur pendant le stage et entre les deux week-ends pour offrir à la fin, une impressionnante prestation au public, venu nombreux dans la salle Jacques Tati du fanal.
Ils nous ont ému sur scène avec Laurent, donnant dans leurs chansons toute leur personnalité, leur caractère et leur conviction. Laurent les a poussés jusqu’au bout, pour qu’ils sortent ce qu’ils avaient en eux et s’en étonnent même. Ils ont aimé sa façon d’encourager chacun, d’être bienveillant envers tous et juste dans ses remarques, sans être complaisant. Il ressort des commentaires recueillis par le service des publics, la présence d’une certaine solidarité entre les stagiaires, et un respect mutuel lors des répétitions, que Laurent a aussi très appréciés. Les stagiaires ont pu discuter avec Laurent suite à leur prestation pour échanger sur leur vécu du stage et semblent pressés de se retrouver pour voir ensemble le spectacle de Laurent Viel les 29 et 30 avril prochain.

Laurent Viel donne ses conseils à une stagiaire, accompagnée brillamment à la guitare par Bruno Besse.
Ce qu’en pensent les stagiaires du stage chanson
« Je suis allée voir le site de Laurent et c’est là que j’ai réalisé la chance que j’ai eue de travailler avec un tel professionnel qui sait très bien se mettre à notre niveau… J’ai apprécié sa patience, ses encouragements, ses conseils de pro et sa pédagogie adaptée à chacun d’entre nous… »
« Ce stage m’a donné envie de me recentrer sur ma voix et sur l’interprétation, afin de se mettre au service du texte. (…) Je pensais que j’avais une petite voix mais maintenant que j’ai vu ce que je pouvais faire, comment je pouvais sortir ma voix, je vais continuer à travailler dans ce sens là dans mes répétitions, en recherchant la même sensation. »
« Je suis ressortie du stage en ayant l’impression d’être passée de l’autre côté (de quoi, je ne sais pas) mais je ne suis plus la même.(…) La prestation finale de chacun sur scène a été d’une grande qualité ; nous avons tous été concentrés à appliquer les conseils techniques de Laurent (chanter avec le ventre dans les aigus), et en même temps j’ai eu l’impression que chacun donnait au mieux sa chanson à tous ces inconnus ou presque, et pourtant, le stress était présent. J’ai hâte d’écouter Laurent sur scène pas pour l’écouter d’un point de vue technique mais pour l’entendre transmettre ses émotions. »

23 avr. 2010

Les lectures du temps fort 'grands froids'

Cette première semaine de février retentit aux sons du grand nord, sous les accords de jazz de deux groupes Finlandais (Gourmet et Mikko Innanen & Mika Kallio) et sous les sonorités délicates des percussions improvisées de Terje Isungset.

Les cinéastes et romanciers Islandais, Norvégiens, Finlandais ou encore Suédois nous ont offert un voyage saisissant dans le monde décalé du polar scandinave. Vous avez été nombreux à prendre la route du grand nord, pour plonger dans l’univers sombre et oppressant d’enquêtes criminelles, sélectionnées parmi les plus grands auteurs du genre. Vous avez donc retrouvé, le temps d’une soirée, les comédiens du théâtre Icare pour une déambulation dans la ferme des poulots, au fond d’une cave ou d’un alvéole de la base sous-marine et dans d' autres lieux insolites, pour vivre avec eux les rebondissements de l’intrigue.

Vous étiez présents aux lectures et vous nous avez fait part de vos impressions...

« J'ai beaucoup aimé le festival " grands froids", ce "temps fort" m'a permis de voyager dans les pays d'Europe du Nord que je ne connais que par le biais des livres et du cinéma.

La déambulation dans la ferme à Saint-Marc m'a paru surprenante car ces lieux n'ont aucun rapport avec l'intrigue du roman mais j'ai trouvé cela bien sympathique, car justement le choix de ce lieu nous déboussole, nous rend plus réceptifs.
Et puis entre les spectateurs il se passe quelque chose de l'ordre de la complicité : nous voilà guidés tous ensemble dans des lieux inconnus, obligés de nous côtoyer de près, de nous regarder pour savoir à qui passera en premier, pour nous retrouver serrés dans la paille, objets du regard des vaches !
On a vécu ensemble une expérience qui ne se partage pas dans une salle de spectacle ! Le texte de Jo Nesbo n'y a rien perdu car les spectateurs "rapprochés" ont pu partager des réactions. »



"Un petit café ou thé pour se réchauffer avant la déambulation dans la ferme?"

« Lorsque la pièce a commencé dans le hall du théâtre, je me suis dit "c'est dommage, cela va être la seule mise en scène "classique" dans un lieu habituel" et puis pour mon plus grand plaisir nous avons déambulé de pièce en pièce parfois toujours spectateur, parfois presque co-détenus ou presque voyeur et c'était très amusant et très vivant ainsi.
J'aime le fait que cette lecture, avec la très belle voix de Phillipe Hourriet, soit un peu mise en scène, un peu jouée et qu'à d'autres moments ce soit vraiment seulement une lecture.
Et puis cela crée une relation très particulière entre les spectateurs et on a beaucoup plus tendance à échanger en sortant. D'autant plus que le fait d'offrir une boisson à la sortie incite à rester bavarder avec les autres personnes présentes.
Je n'ai pas assisté aux concerts car j'étais un peu fatiguée mais un autre soir je suis allée voir "Conte finlandais" et j'ai aussi beaucoup apprécié cette période un peu festival d'autant plus que j'adore la littérature policière et, qui plus est, nordique.
Inutile que j'ajoute que j'aimerais bien que cela se poursuive l'an prochain ! »


Laura Feuillet

Atelier enfants autour du spectacle 'Miniature'

Toujours dans le cadre de la programmation danse pour le jeune public, le spectacle Miniature, mis en scène par la chorégraphe Stéphanie Aubin, proposait une réflexion sur la danse et son sens aux enfants et aux plus grands. Destiné aux enfants de 7 à 11 ans, ce duo pour un danseur et une danseuse illustrait certains principes de la danse contemporaine, insistant sur le fait que chaque spectateur, face à la danse, construit sa propre interprétation. Il y a autant d’interprétations possibles qu’il y a de gens dans la salle disait Miléna Gilabert, la danseuse de Miniature.
Sur cette même idée, un atelier avait été proposé à plusieurs classes de primaires en amont du spectacle, durant la première semaine de février, avec la danseuse Miléna Gilabert. Au total, huit classes primaires de Saint Nazaire, La Baule et Le Pouliguen (dont des classes en ZEP et IME) ont pu y participer, dont trois classes travaillant déjà avec le conservatoire de danse de St Nazaire dans le cadre de Danse en herbe.
Les élèves restaient alors à leurs places, dans leur classe, sans qu’aucune table ne soit bougée… Danser peut se faire n’importe où, avec n’importe quoi, même en restant dans son environnement habituel. Une seule règle : respecter la consigne énoncée ; à partir de là, chacun laissait aller son imagination et suivait son propre chemin, tout en restant toujours en contact avec l’autre et attentif à ses mouvements. Comprendre par le regard, l’intention de l’autre, se lever en même temps puis échanger de place en se déplaçant sans bruit à travers la pièce, par n’importe quel chemin pour y arriver. Même ranger son crayon, un simple geste du quotidien devenait un mouvement de la danse dès lors qu’une intention particulière se posait dessus.



Laura Feuillet

22 avr. 2010

Atelier danse autour du spectacle Zig Zag

La marche, le mouvement, l'équilibre et la légèreté résument en quelques mots le spectacle Zig-Zag, solo chorégraphique pour les 3-5 ans, joué au fanal en les 16 et 17 décembre dernier.

Ce spectacle, issu de la nouvelle programmation danse pour le jeune public, a donné lieu le 15 décembre dernier, à des ateliers de pratique avec l'artiste chorégraphe Emily Mézières dans des classes de maternelle de Paimboeuf et Saint Nazaire, assistant au spectacle.